L'agoraphobie est un trouble cognitif se manifestant par une peur irrationnelle de ne pouvoir échapper à une situation ou par la crainte de ne pas pouvoir être secouru en cas d'attaque de panique ou de symptômes liés a une attaque de panique. De ce fait, l'agoraphobie peut également inclure indirectement la peur de la foule en tant que masse. Elle s'inscrit dans la catégorie des phobies sociales.
L'agoraphobie touche de 2 à 4% de la population. Elle se développe entre la fin de l'adolescence et la trentième année environ.
Si l'origine de cette névrose diffère selon les sujets, elle survient le plus souvent suite à un traumatisme psychique (accident, deuil, chômage...) récent ou éloigné. Il peut aussi s'accompagner d'autres syndromes, phobies ou troubles compulsifs (dépression, claustrophobie...).
L'angoisse générée par cette manifestation phobique peut être de différente ampleur selon la réceptivité du sujet. Les individus les plus exposés peuvent alors présenter des crises de spasmophilie, appelées aussi "crise d'angoisse" ou "attaque de panique". Les victimes comparent ces épisodes à la sensation de mourir.
- palpitations, tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
- tremblements ou secousses musculaires (d'où vient le nom de spasmophilie)
- douleur, gêne thoraciques
- sensation d'étranglement, souffle court
- parfois, déréalisation ou dépersonnalisation
Ils peuvent alors élaborer par opposition un processus dit d'évitement, consistant à éviter toute situation représentant l'objet de leur phobie.
Dans ce dernier cas, l'agoraphobe risque ainsi d'entrer progressivement dans un processus de dé-sociabilisation et présenter à terme un syndrome dépressif majeur.